Quelques faits saillants de la semaine électorale : Plante a le vent dans les voiles !

La semaine qui s’achève a été riche du côté de la campagne électorale municipale à Montréal. Je rappellerai donc quelques faits saillants, en commençant par un article écrit pas plus tard qu’hier, samedi le 21octobre. C’est, il me semble, l’un des meilleurs textes que j’ai lu à date sur la course à la mairie de Montréal. Jean-Félix Chénier, dans son article intitulé Un projet pour Montréal, écrit par exemple :

« Avec Denis Coderre, Montréal a un Maire qui a des réflexes autoritaires : il s’immisce partout, avec frénésie, mais a-t-il un projet pour sa ville, autre que la visibilité des grands événements? Avec M. Coderre, la bonne vieille culture libérale du pouvoir qui bénéficie aux amis se poursuit : on ne connait pas la liste ni l’horaire des visiteurs du bureau du Maire. Mais on sait par contre qu’il est à genou (ou à quatre pattes) devant les promoteurs, qu’il s’agisse de refaire un parc entier pour répondre aux besoins des organisateurs de Osheaga ou de frustrer les citoyens et commerçants d’un quartier central pour une course de char électriques! L’important pour Denis, c’est de flasher! […]

Valérie Plante propose un projet pour Montréal. C’est une femme réfléchie. Studieuse. Qui a de bons réflexes politiques. Bien sûr que la ligne rose ne se réalisera pas avant longtemps. Peut-être aurait-il été plus réaliste de proposer des lignes de bus ou un tram au lieu d’un métro, mais la ligne rose a le mérite de proposer quelque chose de structurant, pas du raboudinage de transports collectifs qui débouchent sur une ligne orange déjà saturée. Et les circuits cyclables rapides (réseau express vélo sécurisé) envisagés par Projet Montréal sont tout à fait réalistes, avec des échéanciers précis. La ville serait déjà plus transformée par ce projet que par toutes les interventions médiatiques mais peu structurantes d’un Denis Coderre.[…]

Et si vous doutez encore, il faut que vous rencontriez Valérie Plante en personne! Moi j’suis déjà convaincu. Mais on m’a dit qu’après lui avoir jasé, on vote assurément pour elle! Au-delà du selfie avec Denis, c’est qu’il y aurait là une véritable rencontre. Faites-vous du bien, mettez de côté le superficiel : sortez l’équipe Coderre de vos arrondissements et du bureau de la Mairie! Amenez-y des projets pour Montréal. Et des gens qui ont les bons réflexes pour une ville du XXIe siècle. »

 

La veille, le vendredi 20 octobre, le chroniqueur du journal The Gazette soulignait dans son article You have the power to help shape our city’s future, que :

“Denis Coderre looks like a classic old-fashioned big-city boss. It’s no accident his party is called Équipe Denis Coderre — because his party is all about him.”

Pour le dire un peu plus directement, le 5 novembre vous avec le choix de voter pour un nombril ou pour une ville…

 

Et puis, jeudi, il y a eu le seul débat en français que Denis Coderre a accepté (il en a refusé 7-8 autres), celui devant la chambre de commerce de Montréal (autrement dit, les ami.es de Denis…).

Selon Radio-Canada, on a eu droit à une confrontation animée à la suite de laquelle, selon un sondage post-débat du journal Métro où près de 5000 internautes ont participé, Valérie Plante serait sortie victorieuse pour les deux tiers des gens qui ont voté ! Bon, ce n’est pas fait selon les règles de l’art, mais quand même, les deux tiers, ça donne une bonne idée du momentum qu’a Valérie Plante et qui rend une victoire tout à fait envisageable dans deux semaines ! (sérieux, faut pas lâcher, on a de plus en plus d’indices qui nous indiquent que c’est vraiment possible !)

Le débat en un échange :

Coderre: « Moi, je respecte la ligue nationale du baseball »

Plante: « Moi, je respecte les montréalais; je vais leur demander leur avis sur la construction du stade »

L’attitude de Coderre en une image :

 

Le lundi 16 octobre, Jean-François Nadeau, du journal Le Devoir, y allait de ce brûlot à l’encontre de Denis Coderre où il écrit :

« Écoutez par exemple Denis Coderre. Le maire raille la création d’une nouvelle ligne de métro à Montréal au nom de ce réalisme. Il dit : « Un moment donné, il faut être réaliste, le festival Juste pour rire est fini. […] On le sait que ça ne fonctionnera pas, alors pourquoi entretenir de faux espoirs ? » La faculté de juger étant une des plus éminentes, on pourrait penser que le « réalisme » consiste à porter un jugement réfléchi sur la réalité. Mais manifestement, l’épithète « réaliste » n’est plus chez nous qu’un cliché que l’on sert pour se consoler d’un défaut d’imagination ou de pensée. Tant et si bien qu’on pourrait croire que la société a accouché d’un nouveau slogan tout à fait de notre temps : « Soyons réalistes, ne demandons rien ! »

Une telle attitude conduit pourtant tout un monde à vivre dans des réalités qui, au fond, ne sont plus de notre temps. On s’enfonce ainsi dans l’exubérance d’un monde de plus en plus surréel : bouchons infinis de circulation du matin au soir, cyclistes fauchés, étalement urbain, recul constant de la nature, fatigue, stress.

L’évocation soutenue du « réalisme » s’apparente de plus en plus à un petit bijou de technologie langagière mis au service de la poursuite de pratiques destructrices. […]

En septembre, le maire Coderre, comme d’ordinaire pressé de questions sur son rapport distant au transport collectif, a affirmé qu’il venait justement de prendre le métro. Mais contrairement à son habitude, aucune photo ne témoignait de ce déplacement, même après un appel lancé au public par un journaliste de Radio-Canada pour en trouver… Le maire bénéficie des services de trois chauffeurs. En 2016, le budget de la ville prévoyait 341 000 $ pour ses déplacements en automobile.

L’auto continue de régner chez nous comme si elle était coiffée d’un diadème. Jusqu’où cela peut-il aller ? Au Texas, en 2008, on a doté Houston d’une autoroute de 26 voies, la Katy Freeway. Vous lisez bien : 26 voies. Plus de gens ont dès lors pris l’option de la voiture. Et ce réseau délirant se trouve désormais plus engorgé qu’avant sa construction ! C’est pourquoi le « réalisme » qu’invoque Denis Coderre, avec une assurance plutôt grossière, n’est qu’une manière bien terre à terre de perdre de plus en plus contact avec le monde réel. On chercherait en vain de vrais espoirs dans ce cauchemar urbain nappé de sauce réaliste si personne ne sonnait enfin l’heure du réveil. »

 

Et finalement, dimanche dernier, Valérie Plante et Denis Coderre croisaient le fer à l’émission Tout le monde en parle où le chanteur Dan Bigras s’est un peu énervé (avec raison) devant le refus de Coderre de dire le nombre de billets vendus à la course de Formule E.

Je terminerai en laissant la parole à un ami qui, lui aussi, sème à tout vent des bonnes raisons de voter pour que Valérie Plante Coderre le 5 novembre prochain.

« Il faudra se débarrasser d’un maire qui a augmenté sa retraite et baissé celle de ses administrés, qui a approuvé le règlement P6 anti manifestants, qui fait espionner les journalistes qui le dérangent, qui ne respecte pas le statut de ville sanctuaire qu’il a pourtant hypocritement institué, etc.

Il faudra donc voter pour Valérie Plante et Projet Montréal. Valérie Plante c’est une militante engagée pour sa ville et contre les inégalités sociales depuis son plus jeune âge, et Projet Montréal ce sont 60 pages de propositions:

Parmi ces propositions, mon ami Yvon qui est bien informé en retient 5 prioritaires:

Quant à moi qui suis nouveau à Montréal, j’en retiens 4, mais j’aboutis à la même conclusion:

1) La promesse d’une nouvelle ligne de métro construite pour désengorger la ligne orange et réduire la congestion routière, 300 nouveaux autobus, et un réseau express d’autobus, moins de voitures, d’artères et d’intersections dangereuses, plus de véritables pistes cyclables sécurisées.

2) La promesse de quartiers plus accueillants et plus mixtes, moins de AirBnB et de Uber, et moins de projets pharaoniques, ruineux, tape-à-l’oeil, centrés sur le sport et le divertissement, inutiles quand ils ne sont pas nocifs, décidés sans consultation populaire, et sources de corruption qui engraisse les entreprises et les hommes politiques.

3) Une meilleure gestion des chantiers, la fin à l’improvisation dans la gestion des chantiers, la création d’une escouade mobilité consacrée à la surveillance des chantiers, et l’augmentation du nombre d’inspecteurs pour assurer la qualité des travaux.

4) Un contrôle strict et transparent du financement des partis, moins de taxes pour les familles, faciliter l’accès à la propriété, l’abolition de la taxe de bienvenue pour les familles avec enfants, et l’amélioration des programmes d’aide financière.

Donc y a pas photo: grâce à vous le 5 novembre, Valérie Plante Coderre!

Dror »

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