L’appui indécent des grands médias à l’establishment

Les primaires américaines ont été l’occasion de constater l’appui indécent des grands médias à l’establishment, en l’occurrence ici à Trump et à Clinton. Et dans le cas de Clinton c’était encore plus évident et révoltant. On n’a qu’à penser à je ne sais plus combien d’immenses ressemblements de dizaines et de dizaines de milliers de personnes venues appuyer Bernis Sanders qui sont systématiquement passé sous le radar des grands médiocres amerloques et de leurs pâles copies canadiennes.

La partialité complice des grands médiocres, qui a atteint son paroxyme lundi, la veille de la primaire californienne, a été probablement le mieux résumé par Glenn Greenwald dans un article de The Intercept intitulé « Perfect End to Democratic Primary: Anonymous Superdelegates Declare Winner Through Media » et où il écrivait

« This is the perfect symbolic ending to the Democratic Party primary. The nomination is consecrated by a media organization, on a day when nobody voted, based on secret discussions with anonymous establishment insiders and donors whose identity the media organization – incredibly – conceals. The decisive edifice of super-delegates is itself anti-democratic and inherently corrupt: designed to prevent actual voters from making choices that the party establishment dislikes. But for a party run by insiders and funded by corporate interests, it’s only fitting that their nomination process ends with such an ignominious, awkward and undemocratic sputter. »

Cela dit, comme Kiran Opal le soulignait ici de belle façon :

Bref, Sanders est une étape. Pas pire étape quand même.

Photo de Robert Reich.

Et il faut la souligner comme le fait le texte ci-dessous de Robert Reich :

The only thing I can think of doing this morning is to write a public note to my friend, Bernie Sanders:

Dear Bernie:

I don’t know what you’re going to do from here on, and I’m not going to advise you. You’ve earned the right to figure out the next steps for your campaign and the movement you have launched.

But let me tell you this: You’ve already succeeded.

At the start they labeled you a “fringe” candidate – a 74-year-old, political Independent, Jewish, self-described democratic socialist, who stood zero chance against the Democratic political establishment, the mainstream media, and the moneyed interests.

Then you won 22 states.

And in almost every state – even in those you lost — you won vast majorities of voters under 30, including a majority of young women and Latinos. And most voters under 45.

You have helped shape the next generation.

You’ve done it without SuperPACs or big money from corporations, Wall Street, and billionaires. You did it with small contributions from millions of us. You’ve shown it can be done without selling your soul or compromising your conviction.

You’ve also inspired millions to get involved in politics — and to fight the most important and basic of all fights on which all else depends: to reclaim our economy and democracy from the moneyed interests.

Your message – about the necessity of single-payer healthcare, free tuition at public universities, a $15 minimum wage, busting up the biggest Wall Street banks, taxing the financial speculation, expanding Social Security, imposing a tax on carbon, and getting big money out of politics – will shape the progressive agenda from here on.

Your courage in taking on the political establishment has emboldened millions of us to stand up and demand our voices be heard.

Regardless of what you decide to do now, you have ignited a movement that will fight onward. We will fight to put more progressives into the House and Senate. We will fight at the state level. We will organize for the 2020 presidential election.

We will not succumb to cynicism. We are in it for the long haul. We will never give up.

Thank you, Bernie.

Bob

* * *

Mais on reste avec deux mauvaises nouvelles. La première c’est qu’un fou furieux se veut être président de l’Empire. La seconde c’est que pour l’arrêter faudra probablement que les amerloques appuient une racaille d’une hypocrisie sans nom.

Ainsi, en France par exemple :
« Les plus grands magazines français, l’Express, l’Obs, le Point, Paris Match, appartiennent tous à des milliardaires, dont certains vivent de commandes de l’État et sont proches des pouvoirs. Parmi eux, Vincent Bolloré, l’homme qui a prêté son yacht, le Paloma, à Nicolas Sarkozy juste après l’élection présidentielle de 2007. Bolloré est aujourd’hui à la tête d’un groupe diversifié qui fait aussi bien dans la voiture électrique, le commerce en Afrique ou dans les médias. Vincent Bolloré est devenu le premier actionnaire de Vivendi, en a pris la présidence du conseil de surveillance, avec elle celle de Canal Plus. Dès sont arrivée, il ne s’est pas privé de mettre son nez dans les programmes et a renouvelé quasiment toutes les directions. Les Guignols sont passés en crypté, avant une mort prochaine. Des têtes tombent ou vont tomber, comme celle de Patrick Menais, le M. Zapping, coupable d’avoir passé des extraits d’une enquête sur l’évasion fiscale du Crédit mutuel, diffusée sur France3 après avoir été interdite sur Canal Plus. Le magazine Spécial Investigation voit également nombre de ses sujets retoqués. Aujourd’hui, comme le dit Michel Diard, ex-secrétaire général du SNJ-CGT, ce sont « les milliardaires (qui) vous informent » »
 .
 .
 Pour contrer tous les Bolloré de ce monde, aidez-nous à diffuser les médias indépendants, par exemple en faisant connaître www.infos.media
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